Bienvenue dans le monde du Bouddhisme

Je debute dans cette merveilleuse philosophie qu'est le Bouddhisme.

Des articles a venir prochainement...et une presentation aussi.
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# Posted on Sunday, 25 January 2009 at 5:55 PM

Le Bouddhisme

Le bouddhisme est, selon les points de vue, une philosophie, une spiritualité ou une religion apparue en Inde au Ve siècle av. J.-C. Elle compterait aujourd'hui entre 230 et 500 millions d'adeptes. Le bouddhisme présente un ensemble ramifié de pratiques méditatives, de pratiques éthiques, de théories psychologiques, philosophiques, et même cosmologiques, abordées dans la perspective de la libération de l'insatisfaction ; du plein épanouissement du potentiel humain ; et ce en relation personnelle avec une intangible et ultime réalité spirituelle.

Le Bouddhisme
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# Posted on Monday, 26 January 2009 at 7:06 AM

Bouddha

Bouddha
Gautama Bouddha : Siddharta Gautama vivait il ya environ 2500 ans au Bihar en Inde. C'était le fils d'un souverain d'un petit royaume dirigé par la tribu des Shakya .Le nom de famille du Bouddha était Gautama , son nom de prince c'était Siddharta
et aprés son illumination il prit le nom de Shakyamuni qui signifie <<le sage des SHAKYA>>
Pendant longtemps Siddharta Gautama vécut à l'abri du monde , retiré dans le palais de son pére. Il était presque complétement protégé des réalités du monde extérieur du palais afin d'éviter tout contact avec le lot commun de ses contemporains. L'objectif consistant à le proteger de tout ce qui était susceptible de le faire souffrir d'une ma,niére ou d'une autre. Mais malgré tout ces efforts de protection, il finit un jour, lors d'une sortie, par être confronté à un cadavre, à un malade et à un moine. Cette expérience lui fit comprendre que le monde n'étant pas exempt de souffrance et que tous les êtres tombent
malades, deviennent vieux et meurent.
La découverte de cette réalité, jusque là occultée, le bouleversa tellement qu'il prit la decision de rechercher le vrai ses de la vie . Il abandonna sa vie luxueuse et entreprit une vie de découverte du monde..Sur le chemin il commença par se joindre à un groupe d'ascétes qui espéraient trouver le vérité par des exercices corporels, l'ascese et la
Méditation. SIDDHARTA, accepta pour lui-même l'ensemble des ces préceptes jusqu'à ce qu'il finisse par prendre conscience qu'il ne s'agissait pas là du bon chemin..
Déçu par cette expérience, il se mit un jour sous un arbre, Un BODHI, à proximité de la ville de GAYA (BODHAGAYA) afin de méditer. Il resta ainsi en méditation pendant une longue période. Une nuit, il eut une illimination : Il venait de trouver la réponse à la question concernant le sens de la vie. C'est précisément ce sens qui est au centre de l'enseignement Bouddhique.
BOUDDHA reconnut le carasctére figitif et interdépendant de tous les phénoménes. Le monde et l'humain consistent en une infinité de liens qui s'établissent entre des sensations, des entités corporelles, des représentations, et des perceptions, des pulsions et des actes conscients. Conformément à ce qui lui fût révélé par la connaissance du SAMSARA, c'est à dire le cycle des réincarnations et des transformations, tous ces facteurs et tout ces liens ne sont pas éternels.La vie s'oriente toujours en fonction du KARMA. Or cela suppose la connaissance des 4 nobles vérités qui permettent de sortir du cycle des réincarnations de d'atteindre le NIRVANA .Sur ces entrefaits , GAUTAMA BOUDDHA quitta la fôret et se rendit ) SARNATH, prés de VARANASI en INDE; à un endroit qui est aujourd'hui connu sous le nom de place des cerfs. C'est la bas qu'eut lieu le premier sermon d'initiation à l'enseignement des <<< QUATRE NOBLES VERITES >>. Il repose sur les éléments de connaissance suivantes :
1 - La vérité de la souffrance
2 - La vérité de l'apparition de la souffrance
3 - La vérité de l'annulation de la souffrance
4 - La vérité du chemin qui conduit à l'annulation de la souffrance.
Finalement il passa des decennies à propager ce mesage à trévers l'Inde avanr de disparaître vers l'an 480 de notre ére.Il fut le BOUDDHA de l'époque contemporaine.
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# Posted on Monday, 26 January 2009 at 7:15 AM

Le mantra de la compassion

Le mantra de la compassion
<< OM MANI PADME HUM >> MANTRA SACRE -cette litanie millénaire est à la fois le symbole de la VIE BOUDDHISTE au TIBET et l'expression d'une maniére d'être.
Elle a fait l'objet de centaines d'exégèses, de lmilliers d'interprétations.. Les Tibétains la prononce " OM MANI PEME HUM " , et sa traduction la plus simple serait " OM JOYAU DU LOTUS HOM ". Pour le commun des fidéles, sa récitation incantatoire suffit à assurer son bien-être spirituel pourvu su'il y lette la sincérité requise. Pour l'adepte avancé, la complexité des significatiom gigognes de chacun des sons, pris individuellement ou ensemble, dévoile les mille et huit facettes de la réalité - ou de l'illusion.
L'origine de ce Mantra est liée à CHENRESIG AVALOKITECVARA, le grand Compatissant . Il est le Protecteur par excellence du Haut-Pays et s'incarne dans le DALAI-LAMA , qui en demeure envers et contre tout le chef qspirituel et temporel.
Pour les pratiquant du VAJRAYANA ou TANTRAYANA, les premiers et la derniére syllabes ont la réputation d'être chargées de puissance, et l'on doit les manier avec une infini précaution.OM , c'est le corp, la parole et l'esprit du disciple, en même temps que ceux d'un BOUDDHA : elle symbolise leur métamorphose, soit l'accés à l'EVEIL. MANI, le joyau proprement dit, exauce tous les désirs et figure le but supême auquel on aspire. PADME, le lotus, incarne la sagesse, en particulier celle de la parfaite VACUITE . Enfin, HUM exprime
l'indivisibilité, l'unite indissociable de la méthode et de la sagesse.
En somme le grand MANTRA Tibetain exprime que la pratique d'une voie , par l'union
inséparable de la sagesse et de moyens appropriés, peut mener à transformer un corps, une parole et un esprit communs en ceux, parfaitement purs, d'un BOUDDHA
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# Posted on Monday, 26 January 2009 at 7:17 AM

Edited on Monday, 26 January 2009 at 7:44 AM

Quelques symboles

Quelques symboles
LE LOTUS

Omniprésente dans les représentations bouddhiques, la fleur de
lotus est le symboles de l'émergence de l'état de Bouddha, dans
n'importe quelles conditions de vie, à l'image de la fleur de lotus
poussant dans un étang boueux. Le lotus porte en même temps la
fleur et les graines, symbolisant la simultanéité de la cause et de l'effet au sein de l'existence. Qu'il soit ouvert ou en bouton, blanc, rose,rouge ou bleu, il est associé à un aspect déterminé de l'enseignement,ou de la sagesse. Le Dalaï Lama porte le titre deseigneur du lotusBlanc, cette couleur résume en elle toutes les autres et symbolise laperfection spirituelle du Bouddha. Rose, le lotus est l'apanage deSiddharta, le bouddha historique. Rouge, la fleur représente la compassion, ou la nature originelle des Bodhisattvas. Le lotus bleu,toujours figuré en bouton, est un emblème distinctif de Manjushi,bodhisattva de la connaissance, celui qui est l'image de la victoire del'esprit sur les sens. Ses huit pétales stylisées renvoient naturellementà l' Octuple sentier. Il peut symboliser le Bouddha lui-même, voire ledouble aspect, masculin et féminin, de la divinité.
Le Sutra du lotus est un des textes les plus important du Mahayana.
Il expose d'un point psychologique la possibilité pour tout être
humain de parvenir à l'Etat de Bouddha.

LE STUPA

Le stupa est un monument d'origine indienne et prébouddhique, destiné d'abord à marquer les lieux essentiels de la doctrine, sacralisés par le passage sur terre du Bouddha historique. A Lumbini,son village natal, à Bodh Gayâoù la méditation lui ouvrit les portes de l'Eveil , et à Sarnâth où il donna son premier enseignement. Un stupa se dresse à Kushinagar pour accueillir ses restes mortels après son départ physique de la terre des hommes (son pannirvana). A l'exemple de la doctrine bouddhiste, le stupa connut un grand nombre de métamorphoses enfonction des latitudes. Il devint ainsi dagola à Ceylan, chedi au Siam ou chorten au Tibet.
Les proportions parfaites du corps du Bouddha ont servi de modèle à la construction de ces monuments caractéritiques dont la structure et les règles de construction sont strictement définis. L'assise repose sur une base carrée figurant la terre, surmontée d'un dôme symbolisant l'eau, prolongé par un volée de paliers traduisant les étapes de l'Eveil et représentant le feu. Une ombrelle stylisée, emblématique du vent, coiffe l'ensemble et s'achève elle-même en un
croissant de lune sur lequel repose le disque solaire, expression de la suprématie cosmique de la loi bouddhiste.( cf 2nd photo)

LE MANDALA
Le mandala, ou cercle sacré, est une représentation symbolique des forces de l'univers. Peint sur une toile ou construit temporairement avec du sable coloré, il est le support de la méditation et de la visualisation de ces forces. Souvent composé de cercles et de carrés, à l'intérieur desquels prennent place des Bouddhas et des Bodhisathra, il symbolise l'infini de l'univers, durant la méditation. Le regard se pose vers le centre pour pénétrer le c½ur du Bouddha, le c½ur même du méditant. La roue du temps, la roue de la vie et la roue de la loi font partie des supports les plus utilisés pour les mandalas. La roue ou chakra, est le cycle sans cesse recommencé des naissances et renaissances, le samsara où évolue à l'infini la multitude des êtres pris dans les mailles de l'illusion. La roue de la loi notamment s'appuie sur la loi qui fonde la règle naturelle de l'univers : l'éthique et la morale de l'être humain. Vérité suprême de toute la diversité des mondes et des univers, elle a été perçue, comprise et définie par le prince Siddharta Shakyamuni. ( cf 3éme photo)

LA MEDITATION

Quelque soit sa forme, la méditation n'a qu'un but, la purification du c½ur, l'apparition de l'état de Bouddha au sein de l'existence. Selon la tradition bouddhique, elle nécessite l'aide et les directives d'un maître. Le royaume de l'esprit est subtil et difficile. La méditation est un art, l'art de l'esprit, l'art de la vie elle-même. C'est donc par une pratique régulière que le corps et l'esprit s'accordent et cultivent les racines de la sagesse.
La position du méditation la plus répandue est celle du Lotus, assis en tailleur, jambes croisées, adaptée par Shakyamuni sous l'arbre de Bodhi. Le corps mobile et droit, la respiration contrôlée, la concentration se développe, l'énergie naît et circule librement, Cet équilibre entre le corps et l'esprit est l'état naturel de l'homme.
En méditant, on pénètre peu à peu dans des domaines inaccessibles à la conscience ordinaire, où la vie humaine, comme celle de toute chose, existe en tant qu'interdépendance dans la non-dualité, jusqu'à l'appréhension de l 'état de vie le plus profond, l'état Bouddha.

LES OFFRANDES
Partie intégrante de la méditation et de la liturgie, l'offrande est toujours un geste envers la Divinité : humilité, loyauté, obéissance, prière ou remerciement. C'est une manière de relation directe témoignant du respect ou de la dévotion du fidèle. Elle peuvent être constituées de lumière (lampes), d'eau, d'encens, de fleurs et de fruits. Au Tibet, on offre aussi la khata et de la nourriture. Il est enseigné qu'en faisant don de notre propre vie ou de ce qui s'y rattache, on découvre le trésor de l'Etat de Bouddha et on brise la coquille de notre petit ego.

LE KHATA
Spécifiquement tibétaine, l'écharpe de félicité est symbole de courtoisie et de bénédiction. C'est une écharpe qui est d'abord un signe de civilité, à la fois geste d'offrande, d'accueil et d'échange courtois. Elle est de toutes les cérémonies, grandes ou petites, publiques ou familiales. Le plus souvent blanche, parfois orange ou jaune d'or lorsqu'elle est plus particulièrement liée à la religion, elle peut également être bleue dans les régions de Mongolie. Une formule sacrée et les huit symboles de bon augure sont tissés dans sa trame.
L'offrande d'une khata se fait de différentes façon selon que l'on a affaire à un grand lama ou à des personnes d'égal statut. Lorsque la khata est rendue à son propriétaire, il devra la garder car elle est signe de bénédiction. Si le propriétaire s'en voit offrir une à son tour, elle sera signe de protection et de v½ux précieux. Enfin offrir un présent dans une khata aura d'autant plus de valeur qu'à l'élégance du geste s'ajoutera la complicité du partage ( cf 4éme photo)

LES SUTRAS
Les sutras ou sermons du Bouddha furent écrits cent ans après la mort de Shakyamuni. Ils décrivent le lieu, la saison, les circonstances dans lesquels le Prince enseigna. Rédigés en prose, ils comportent des dialogues et des chants. Le style est simple agrémenté de nombreuses allégories. Chaque sutra forme une entité.

LE MANTRA

Il s'agit d'une formulation existant en syllabes ou suite de syllabes. Utilisé à l'origine dans le brahmanisme, elle servait à communiquer avec les dieux et à permettre l'apparition en soi de la fonction divine. Un des plus célèbres est Om Mani Padme Hum (« om » étant considéré comme le son fondamental de l'univers). Le mantra indique la voie, la nature du Bouddha. Seules certaines écoles bouddhiques utilisent le mantra pour la méditation alors que d'autres n'observent que le silence.
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# Posted on Tuesday, 27 January 2009 at 4:27 PM

Glossaire Bouddhique

Glossaire Bouddhique
Adi Bouddba (S) : « Bouddha primordial » du Mahayana, toujours représenté comme un « Bouddha paré », à l'origine des cinq bouddhas de méditation, ou Dhyani-Bouddha.

Amban (T) : Représentant de l'empereur Qing à Lhassa.

Amchi (T) : médecin.

Amdo : nom tibétain de la région située au nord-est de Lhassa. Elle inclut la majeure partie de la province du Qinghai, ainsi que la préfecture autonome tibétaine de Kanlho dans la province de Gansu. Avec le Kham et l'U-Tsang, elle est l'une des trois régions historiques du Tibet. Chacune de ces régions parle son propre dialecte distinctif du tibétain. L'Amdo est également connu en tibétain sous le nom de Dotoh. Voir aussi TAR et les cartes du Tibet.

Amrita (S) Dutsi (T) : la liqueur d'immortalité obtenue à l'issue du barattage de l'Océan de lait par les Deva et les Asura. Terme utilisé dans le Vajrayana.

Ananta « infini », « sans fin » (également sesa, « qui reste »). Immense serpent à mille têtes de la mythologie hindoue figurant l'éternité. Il est représenté étendu sur les eaux de l'océan primordial. C'est le roi des Naga. Visnu se repose sur lui pendant une période de résorption entre deux ères cosmiques ou kalpa.

Anuttarayogatantra (S) : Le plus élevé des quatre niveaux d'enseignement du Vajrayana.

Apchi déesse protectrice de l'école lamaïste drigungpa. Blanche et juchée sur un cheval, elle tient une coupe façonnée dans un crâne dans une main et un miroir dans l'autre.

Apsaras « qui glissent à travers les eaux ». Nymphes célestes apparues lors du barattage de l'Océan de lait et représentées sous les traits de danseuses et de musiciennes.

Arhat ou arhant (S) (C : luohan) [(Celui qui a) « vaincu l'ennemi », (Celui qui a) « interrompu le cycle des renaissances »] : prophète jain (Tirthankara), saint bouddhiste qui est parvenu au nirvana. De façon plus précise, l'un des seize disciples du Bouddha qui atteignirent l'éveil. A cette liste de seize, le lamaisme en ajouté deux Hvasang (encore appelé Ashang Gyapo), représenté avec un ventre bedonnant, entouré d'enfants, et Darmatala, qui porte sur son dos un panier à écritures. Les arhats sont considérés comme les protecteurs de la Loi bouddhique.

Asura « démon » : êtres surnaturels de la mythologie indienne. Ennemis des dieux, ils leurs livrent un combat incessant. Démons que les dieux ont chassé du ciel sur la terre.

Avalokitesvara (S) Chenrézig (T) : (également Lokesvara, « le seigneur du monde ») : bodhisattva « par excellence » du Mahayana, qui personnifie la charité, la compassion ; « le seigneur compatissant » ou « le seigneur qui regarde vers le bas », l'un des plus célèbres bodhisattva. Il porte dans sa coiffure l'image du bouddha Amitabha. Dans l'iconographie lamaïste, il est représenté avec deux bras et une tête, avec quatre bras et une tête, avec huit bras et onze têtes ou avec mille bras et onze têtes. Ses attributs les plus fréquents sont la fleur de lotus - Avalokitesvara est parfois nommé Padmapani « le porteur du padma » (lotus) -, un rosaire, un vase à eau, un manuscrit. Protecteur du Tibet, le roi Songtsen Gompo puis les Dalaï Lamas sont considérés comme ses émanations dans le monde. Le mantra d'Avalokiteshvara est : Om Mani Padme Hum.

Avatara (avatar) (S) : la descente d'une divinité sur la terre, une incarnation divine.

Bardo (T) : littéralement toute « transition », tout état intermédiaire d'existence, en tibétain. Plus spécifiquement, la transition qui commence lorsqu'une personne meurt, et qui se poursuit jusqu'à ce qu'elle renaisse. Chez les lamaïstes, période intermédiaire entre la mort et la nouvelle naissance. Cette période dure en principe 49 jours. Elle est décrite dans le « livre des morts tibétains ».

Barkhor : rue qui fait le tour du Jokhang. C'est l'une des deux grandes voies de pèlerinage à Lhassa (l'autre étant le Lingkhor, qui fait le tour de la ville de Lhassa). Le Barkhor a vu nombre de ses maisons traditionnelles tibétaines détruites ces dernières années.

Bhaishajyaguru : « médecin suprême », divinité suprême de la médecine dans le Mahayana, parfois considéré comme un substitut d'Akshobhya. On le représente tenant un bol à onguent et (ou) une branche de saule.

Bhumishparsha-mudra

Bod (T) : mot tibétain signifiant Tibet.

Bodhi (S) : « Éveil » (à la conscience suprême et à la connaissance de la Loi bouddhique). Incorrectement traduit par « Illumination ». Le stade ultime de la Connaissance atteint par les Bouddha, et en particulier le Bouddha Sakyamuni, celui qui est historique, et qui conduit directement au Nirvana. Accès au mode de pensée non dualiste, réalisation par le pratiquant de la Sagesse suprême, révélation de sa « nature propre » qui est la « nature de Bouddha ». Mène au nirvana et à la non-renaissance.

Bodhicitta (S) : littéralement l'« Esprit d'Eveil ». Aspiration à l'« Eveil », entrée dans la Voie.

Bodpa (T) : mot tibétain signifiant Tibétain (nom et adjectif).

Bodhisattva (S) : « Être destiné à l'Éveil ». Dans le Theravada, le Bouddha historique avant qu'il n'atteigne l'Éveil. Dans le Mahayana, les bodhisattva sont des entités spirituelles ayant rang de divinités et renonçant temporairement à entrer dans le nirvana pour aider à la délivrance de tous les êtres.

Bön (T) : religion pré-bouddhique du Tibet, dont certains éléments demeurent dans le bouddhisme tibétain et contribuent à son originalité, mais dont la nature reste mal connue. Religion animiste : spécialisée dans la magie blanche et noire, le culte des démons et les forces de la nature. Voir aussi nyingmapa.

Bonnets jaunes : voir Gelukpa.

Bouddha (S) : littéralement l'« Éveillé ». Épithète désignant usuellement le fondateur de la religion bouddhique : Siddhârta Gautama (563 - 483 av. notre ère), aussi appelé Sâkyamuni, le « sage de la tribu des Sâkya ». Etre vivant qui, ayant éliminé tous ses conditionnements, a libéré l'immense potentiel de sagesse et de compassion qui gît à l'intérieur de chacun. Il a atteint une parfaite conscience de la nature des choses, échappe au samsara et accède au nirvana. Dans le bouddhisme Mahayana, outre le Bouddha historique, ce terme désigne les entités spirituelles suprêmes du panthéon, tels Vajrasattva/Vajradhara, le Bouddha originel, et les cinq Jina ou « Vainqueurs (des illusions) » que sont Amitâbha, Vairochana, Ratnasambhava, Amogasiddhi et Akshobya.

CCP : (Chinese Communist Party) Parti Communiste Chinois au pouvoir en Chine depuis 1949. Le gouvernement chinois préfère CPC (Communist Party of China).

Chakra(S) Khorlo (T) : « Roue, disque ». Dans l'hindouisme, un des symboles de Visnu, arme divine ayant le pouvoir de détruire les ennemis comme une arme (voir aussi Dharmachakra).

Cham (T) : danses rituelles du bouddhisme tibétain. La tradition des danses sacrées, ou cham, remonte à l'introduction du bouddhisme au Tibet, au IXème siècle. Elle sont vécues par les moines comme une méditation, une joie apaisant les émotions et un don spirituel à ceux qui les regardent.

Chenrezig (T) Avalokitesvara (S) : Bodhisattva de la Grande Compassion, protecteur du Tibet. Le roi Songtsen Gompo puis les Dalaï Lamas sont considérés comme ses émanations dans le monde.

Cheval-de-vent (lungta en tibétain) : drapeau coloré imprimé de mantra que le vent propage dans les terres lamaïstes.

Chokhang : salle de réunions (réfectoire) d'un monastère lamaïste abritant un trône réservé au grand maître de la secte.

Chorten (T) : stupa de style tibétain, au bulbe renflé, généralement sur une base cubique. Littéralement Support du Dharma. Dans la tradition indienne, ces monuments servaient à abriter les reliques des Bouddhas et des grands maîtres. Plus tard, ils sont devenus aussi des monuments votifs similaires aux calvaires chrétiens.

Compassion : dans le bouddhisme, la volonté de libérer tous les êtres de la souffrance et des causes de la souffrance (qui sont essentiellement les actes négatifs et l'ignorance).

Dakini (S) Khadroma (T) : démones buveuses de sang de la mythologie brahmaniste. Dans le lamaïsme, shakti des divinités protectrices et acolytes de Lhamo, souvent représentées avec des têtes d'animaux.

Dalaï Lama (T - M) : « Dalaï » (M) signifiant Océan et « lama » (T) maître spirituel, ou bien littéralement « Océan de sagesse ». Le Dalaï Lama est considéré comme une incarnation d'Avalokiteshvara. Sonam Gyamtso (1543-1588), abbé du monastère de Drepung au Tibet, reçu en 1577 ce titre honorifique du chef Mongol Altan Khan et rétrospectivement ses deux prédécesseurs. Le Ve Dalaï lama, Losang Gyatso, fût investi de l'autorité spirituelle et séculaire sur le Tibet. Les Dalaï lama gouvernèrent le Tibet de 1642 jusqu'en 1959. L'actuel XIVe Dalaï lama, Tenzin Gyatso, né en 1935, s'exila en 1959 à Dharamsala en Inde lors de l'invasion du Tibet par les troupes chinoises.

Deva (et Asura) : sont à l'origine les noms d'êtres surnaturels divisés en « dieux » et « démons » selon qu'ils protègent des amis ou des ennemis. Les Asura ont, par la suite, été fixés dans le rôle d'anti-dieux. Ils interviennent dans de nombreuses légendes et sont toujours vaincus. Les Deva, êtres divins souvent issus de divinités brahmaniques plus ou moins déterminées, figurent au-dessus des représentations de Bouddha.

Dharma (S) Chos (T) : la « Loi » sous ses aspects religieux, social, politique et métaphysique. Ordre naturel de tout ce qui est. Par extension, la doctrine du Bouddha, qui lors de son Éveil, prit une parfaite conscience de la Loi universelle, la formula et l'enseigna.

Dharmachakra : « Roue de la Loi », symbole de la doctrine bouddhique représentant la loi de causalité (karma) et le cycle des réincarnations (samsara).

Dharmachakra-mudra

Dharmapala (S) Chö Kyong (T) : dans le lamaïsme, divinités protectrices de la Loi bouddhique (Dharma), normalement au nombre de huit.

Dhyana-mudra

Dolma (T) : Tara (S).

Drigungpa : école lamaïste semi-réformée, subdivision des Kargyupa.

Drugpa : école lamaïste semi-réformée, subdivision des Kargyupa.

Dukhang : salle de réunion, dans une gompa.

Dukkha : la souffrance, mais aussi la finitude, l'imperfection. La première des Quatre Nobles Vérités affirme que « les cinq formes de l'existence fondées sur l'attachement sont Dukkha ».

Dvarapala : gardien de la loi bouddhique. Une déité gardienne redoutable, placée devant l'entrée d'un temple bouddhiste qu'il protège des mauvais esprits. Voir aussi Lokapala.

Dzong : fortification.

Garuda : oiseau mythique, ennemi héréditaire des naga. Souvent représenté sous une forme hybride mi-humaine, mi-oiseau rapace.

Gelukpa : la traduction littérale est « modèle de vertu ». Nom de l'ordre réformé de la plus importante école lamaïste au Tibet et en Mongolie. Elle fut fondé au XIVe siècle par Tsongkhapa, moine qui entendait restaurer l'éthique ascétique prônée par le Bouddha historique. La coiffe de cérémonie de leurs dignitaires a valu aux Gelukpa le surnom de « Bonnets jaunes » en Occident. C'est à cette école qu'appartiennent les grands rinpoché comme le dalaï lama.

Gompa : « monastère » en tibétain.

Gonkhang : salle des divinités protectrices dans un monastère lamaïste.

Gyud (T) : voir Tantra (S).

Hinayana : le « Petit Véhicule », terme dépréciatif créé par les tenants du Mahayana (Grand Véhicule) pour désigner le bouddhisme ancien dont l'idéal est l'arhat, « saint », et qui met l'accent sur le salut personnel et sur la distinction entre moines et laïcs. Cette forme de bouddhisme est aussi appelée Theravada (« Doctrine des Anciens »), du nom de la seule de ses branches qui ait survécu de nos jours, ou encore « bouddhisme du sud », car il subsiste en Inde du sud, au Sri Lanka, en Birmanie, en Thaïlande et au Cambodge.

chinois au XIe siècle. Le Kalachakra est aussi une forme de bouddhisme tantrique dont la divinité suprême est un Adi-Bouddha identifié avec la Roue du Temps, d'où proviendrait toute création.

Kailash : montagne mythique de l'Himalaya, séjour privé du dieu Siva.

Kali : « La Noire », forme terrifiante de Parvati. Une guirlande de crânes autour du cou, tirant la langue, armée du trident de Siva et du feu destructeur, elle détruit sur son passage toutes les illusions, les apparences les mensonges.

Kangyur : recueil de traités traduits en tibétain (108 volumes) formant le canon du lamaïsme.

Kargyupa : principale école lamaïste semi-réformée. Les semi-réformés se reconnaissent quatre grands maîtres : Tilopa, Naropa, Marpa et Milarepa. Au début du XIème siècle des disciples de Marpa, parmi lesquels le célèbre Milarepa, fondèrent l'école des Kargyupa. L'ordre des Kargyupa se subdivisa en quatre branches principales : les Kargyupa orthodoxes qui suivent l'enseignement de Milarepa, les Karmapa, les drigungpa et les drugpa.

Karma : littéralement « acte ». Loi universelle de causalité en vertu de laquelle le futur des êtres (soit dans cette vie-ci, soit lors d'existences postérieures) est déterminé par la qualité, positive ou négative, de leurs actes présents. La loi du karma élimine l'idée d'une intervention du hasard ou celle d'une volonté divine qui présiderait à la destinée humaine.

Karmapa : branche de l'école des Kargyupa dont le monastère principal est Tsurphu près de Lhassa. Cette école est aussi connue sous le nom des bonnets noirs. Le 16ème Karmapa est mort à Chicago en 1981. Un successeur a été intronisé à Tsurphu en 1993, bien que quelques membres supportent toujours un candidat rival.

Kham : nom tibétain du Tibet oriental. Cette région désigné également par les Tibétains sous le nom de la province de Domae. Le Kham occidental est maintenant dans la région autonome (TAR) tandis que le Kham oriental fait partie intégrante de la province chinoise du Sichuan. Voir les cartes du Tibet.

Khatag : écharpe blanche en soie ou tulle offerte à un hôte de marque, un lama ou une divinité. Dans la tradition religieuse elle symbolise l'offrande de la pureté du corps, de la parole et de l'esprit présentée à un maître spirituel.

KMT : Kuomintang (Chinois) parti au pouvoir en Chine de 1928 à 1949. Ce parti est au pouvoir à Taiwan depuis 1949. On le connaît également sous le nom de Parti Nationaliste.

Lama (T) : littéralement : la, « supérieur (par la connaissance) », ma, « mère (par la compassion) », ces deux syllabes faisant référence aux qualités de sagesse et d'amour du maître spirituel que ce mot désigne dans le bouddhisme tibétain.

Lamaïsme : doctrine bouddhique qui s'implanta au Tibet, dans le nord du Bengale au VIIe siècle et, un peu plus tard, au Ladakh, au Népal, au Sikkim et au Bhoutan. Branche ésotérique du Mahayana, le lamaïsme, ou Vajrayana (« Véhicule de diamant ») se distingue par ses pratiques tantriques.

Lhakhang : de lha, « dieu » et khang, « salle » chapelle, salle de prières, sanctuaire.

Lingkhor (T) : voie de pélerinage faisant le tour de Lhassa (voir Barkhor).

Lokapala : dans le lamaïsme, nom des gardiens des quatre points cardinaux et de la Loi bouddhique. Symbolisés par des guerriers en armure, campés dans des poses martiales et arborant une expression terrible, ils figurent sous des auvents à l'entrée des monastères. Ils sont commandés par Skanda. Voir aussi Dvarapala.

Lokesvara : « Le Seigneur des Mondes » (voir Avalokitesvara).

Lotus : cette fleur qui naît dans des eaux fangeuses symbolise, en Asie, l'esprit pur sortant de la matière impure du corps.

Lungta (T) : voir Cheval-de-vent.

Lu (T) : voir Naga (S).

Mahakala (S) : « Grand Temps », un des aspects de Siva, le Destructeur. Dans le lamaïsme, c'est l'un des huit Dharmapala. Protecteur des monastères, il est représenté avec un visage grimaçant, langue sortie, crocs menaçants, un corps bleu-noir ceint d'une peau de tigre, des têtes coupées autour du cou. Il peut avoir deux, quatre ou six bras selon les aspects.

Mahayana : le « grand moyen (de progression dans le cycle infernal des existences) ». Le Grand Véhicule. Forme évoluée du bouddhisme mettant l'accent sur la compassion et se fonde sur l'idéal du bodhisattva (qui se consacre à guider tous les autres êtres vers la délivrance finale) par opposition à celui de l'arhant (être totalement libéré des liens du karma) propre au bouddhisme dit Hinayana, le Petit Véhicule. Cette conception du bouddhisme cherche à sublimer le Bouddha humain de l'ancienne école en lui donnant un caractère divin. Le Mahayana implique donc que l'Eveil est accessible aux laïcs, et non aux seuls moines, car la « nature de Bouddha » est commune à tous. Apparu en Inde au Ier siècle av. notre ère, et répandu depuis en Chine, au Tibet, en Mongolie, en Corée et au Japon, il est appelé « bouddhisme du nord », on assiste alors à la multiplication des Bouddha et des divinités. Cette voie est en fait, sensiblement plus proche des conceptions et des rituels de l'hindouisme. C'est sous cette forme essentiellement que le bouddhisme est connu des Occidentaux. (Voir aussi Hinayana et Theravada).

Maitreya (Chamba en tibétain) : grand bodhisattva du Mahayana, futur sauveur du monde. Il est représenté coiffé d'une couronne, debout ou assis, les jambes pendantes, pour montrer qu'il s'apprête à venir parmi les hommes.

Mandala (S) Khyilhor (T)

Mani : dans les régions où l'on pratique le lamaïsme, pierre sur lesquelles sont gravées des mantra. Les murs à mani soutiennent un chorten.

Manjushri (S) Jampelyang (T) : bodhisattva de la Sagesse, de la Science et de l'Éloquence, qui règne sur le paradis de l'Est. Il est dépeint sous un aspect paisible, avec un corps jaune ou blanc, tenant dans la main droite un lotus bleu ou une épée (pour couper les racines de l'ignorance) et dans la gauche le Livre de la Sagesse (Prajnaparamita) le plus souvent posé sur une fleur de lotus.

Mantra : « Instrument de pensée », formule sacrée, hindoue ou bouddhiste, qui a le pouvoir de matérialiser la divinité qu'elle est censée évoquer. La pratique des mantras, connue des indiens, est développée dans le tantrisme tibétain. Le mantra primordial est la syllabe Om. Chaque divinité a un ou plusieurs mantra.

Manushi-bouddha : les sept bouddhas historiques du lamaïsme, Shakyamuni étant le dernier.

Milarepa (1040-1123) : un des quatre grands théoriciens du bouddhisme tibétain dont se réclament les Kargyupa. Dans l'iconographie lamaïste, on le reconnaît à sa main sur l'oreille (signifiant qu'il est à l'écoute de la vérité).

Mitsering : « Vieillard de longue vie » généralement représenté sous l'auvent des monastères lamaïstes, entouré d'un rocher, d'un arbre, d'un oiseau et d'un cerf qui symbolisent la Création.

Momos : raviolis à la viande ou aux légumes, cuits à la vapeur.

Mudra (S) : « Sceau ».

Naga (S) Lu (T) : « Serpent », représenté comme un cobra, le symbole des eaux et gardien des richesses souterraines dans la mythologie indienne. Leur plus grand ennemi est garuda.

Nirvana : « extinction » (de toute passion et de tout attachement), « évanouissement », le nom donné à l'aboutissement de la chaîne des existences, plus particulièrement dans le bouddhisme. Il entraîne la libération définitive du cycle des morts et des renaissances (samsara). Assimilé parfois à tort à un « anéantissement » de l'être, il désigne plutôt un passage du monde illusoire des phénomènes à celui de la Réalité absolue. Les hindous disent plus volontiers « mukti » : délivrance. Dans le Mahayana, les bodhisattva renonçent temporairement à entrer dans le nirvana pour aider à la délivrance de tous les êtres. Voir bodhi.

Norbulingka : palais d'été du Dalaï Lama. Il fut bombardé par l'artillerie chinoise pendant la révolte de 1959.

Nyingmapa : la plus ancienne école lamaïste, qui vénère tout particulièrement Padmasambhava. Le mariage et les boissons alcooliques sont permis dans cet ordre dont les rituels incluent beaucoup d'éléments de l'ancienne religion du Tibet : le Bön.

Padmapani « le porteur du padma » (lotus) : voir Avalokitesvara.

Padmasambhava (Guru Rimpoche, le Précieux Maître) : théologien cachemiri qui, au VIIIe siècle, aurait converti le Tibet au bouddhisme et auquel la légende attribue des pouvoirs extraordinaires. C'est le maître indien le plus vénéré des lamaïstes après le Bouddha.

Palden Lhamo (T) Sri Dévi (S) : déesse à l'aspect terrifiant, parèdre de Mahakala, parfois assimilée à Kali. Protectrice particulière des Dalaï-Lamas, de couleur bleue-nuit sous des traits courroucés, elle est montée sur une mule et son tapis de selle est une peau humaine. L'un des protecteurs les plus craints du Panthéon tibétain.

Panchen lama : titre prestigieux construit à partir d'un terme sanscrit « pandita » : érudit, et tibétain « chenpo » : grand, fut offert en hommage par le Vème Dalaï Lama, autour des années 1600, à son précepteur, l'abbé du monastère du Tashi Lumpo, à Shigatsé, la deuxième ville du Tibet. Consultez notre dossier sur le Panchen Lama.

PAP : People's Armed Police. Force paramilitaire créée en 1983 pour patrouiller les zones frontalières et garder les bâtiments gouvernementaux. Cette police a été employé intensivement pour éradiquer les manifestations de Lhassa entre 1987 et 1991. Voir aussi PSB.

PLA : People's Liberation Army (Armée de Libération du Peuple). Le nom officiel des forces armées chinoises depuis 1949.

Potala : palais d'hiver du Dalaï Lama. Ce bâtiment de plus de 1 000 pièces, long de 300 mètres et haut de 110 m, fut construit au XVIIème siècle par le Vème Dalaï Lama. Le Potala était également le siège du gouvernement et abritait un monastère.

Prajnaparamita (S) : « Perfection de la sagesse », la mère de tous les Bouddha et également un groupe de textes importants du bouddhisme Mahayana. Cette « Perfection de la sagesse » peut être représentée par une déesse personnifiant le Verbe. Elle est parfois considérée comme une parèdre d'Avalokitesvara.

PRC : People's Republic of China (République Populaire de Chine). Le nom officiel de la Chine depuis 1949.

Preta : fantômes faméliques des enfers au ventre proéminent et à la gorge très fine qui ne peuvent rien avaler, tout ce qu'ils touchent se transformant en flammes.

PSB : Public Security Bureau (Bureau Public de Sécurité). Agence principale chinoise ayant pour mission d'imposer le droit pénal, c.-à-d. la police régulière. Voir PAP.

Qinghai : province chinoise créée en 1928 pour administrer la majeure partie de la région de l'Amdo du Tibet. En 1992, la population du Qinghai a été estimée à 4,61 millions d'habitants, dont 58 % de Chinois Han, 20 % de Tibétains, et 14 % de Hui (musulman chinois). La population chinoise Han est concentrée à proximité de Xining, la capitale. Kokonor est le nom mongol de la région. Voir les cartes du Tibet.

Quatre nobles vérités (les) : base de l'enseignement du Bouddha Sâkyamuni, énoncé dans son premier sermon à Bénarès : la vérité sur la souffrance, la vérité sur l'origine de la souffrance, la vérité sur la cessation de la souffrance, la vérité sur la Voie qui conduit à la cessation de la souffrance, c'est à dire l'énumération des huit vertus (« Octuple sentier ») qu'il faut obtenir pour parvenir à la délivrance.

Rinpoché : littéralement « Précieux » (maître). Terme qui désigne les grands maîtres des monastères qui se succèdent par réincarnation.

Sakyamuni : « le sage des Sakyas », un titre de respect qui s'applique au Bouddha historique, Siddharta Gautama, le fondateur du bouddhisme. Dans l'iconographie lamaïste, il est représenté sans coiffe, avec les cheveux bleus. Pour les bouddhistes tibétains ce n'est pas le seul bouddha historique, mais le septième et dernier manushi-bouddha.

Samsara (S) : littéralement « Migration ». Le cycle des morts et des renaissances successives, auquel, selon la loi du karma, on ne peut échapper, jusqu'à la délivrance finale que constitue le nirvana.

Sangha : la communauté des pratiquants bouddhistes, au sens large : depuis les simples laïcs jusqu'à l'assemblée des bodhisattvas, en passant par tous les moines et moniales.

Sarira : les cendres d'un grand saint, objet de vénération et but de pèlerinage.

Shakti : énergie féminine, principe actif de toutes les divinités hindouistes Tara, Lochana, Mamaki, Pandara et Aryatara, vénérées par le tantrisme sont les shakti et parèdres des Dhyani-Bouddha du lamaïsme.

Siddhartha Gautama : le nom propre du Bouddha historique, fondateur du Bouddhisme, fils du roi Suddhodana et de la reine Mahamaya du clan Sakya, qui naquit en 563 avant notre ère à Lumbini dans le nord de l'Inde (maintenant au Népal).

Siva : l'un des dieux suprêmes de l'hindouisme, considéré comme celui qui détruit pour créer à nouveau.

Songtsen Gampo (~ 617 - 650) : est considéré comme le « premier roi religieux » (Chögyal) du Tibet. Il fut couronné roi en 629. En 641, l'Empereur de Chine Taizong , donna sa fille, la princesse Wencheng, en mariage à Songtsen Gampo, afin d'apaiser ce dernier en raison de l'expansion du Tibet sur la Chine.

Stupa (S) Chörten (T) : originellement un tertre funéraire, monument symbolisant l'éveil de l'esprit et commémoratif de la mort du Boudhha et parfois utilisé comme monument funéraire pour des lamas de haut rang.

Sutra (S) Do (T) : littéralement « Fil, corde ». Aphorismes, textes renfermant les entretiens ou discours attribués à un bouddha, traité de morale.

Tantra (S) Gyud (T) : Littéralement « fil » ou « continuité ». Manuels d'ésotérisme hindouiste et bouddhique qui traitent de philosophie, de yoga de méditation, de magie. Ces recueils de préceptes pour atteindre la libération mettent l'accent sur le culte de cinq shakti.

Tantrisme : pratique religieuse spécifique que l'on trouve dans l'hindouisme et le bouddhisme tibétain, fondée sur des séries d'exercices rituels (mantras, visualisations mentales, postures corporelles, yoga...) destinés à opérer une transformation physiologique, psychique et spirituelle du pratiquant.

TAR : Région Autonome du Tibet : Les zones tibétaines dites « autonomes » par le gouvernement chinois représentent 1/4 de la surface de la Chine, mais 46,5 % de ces préfectures et Comtés dits « autonomes » sont en dehors de la « Région Autonome du Tibet », (soit deux fois la superficie de la France !), regroupant 54 % de la population tibétaine.

Tara (S) Dölma (T) : « Celle qui aide », l'entité spirituelle féminine du bouddhisme Mahayana, et la contrepartie du bodhisattva Avalokitesvara. Le bouddhisme tibétain vénère 21 Tara, les plus importantes étant la Tara « verte », symbole de la Délivrance, et la Tara « blanche », qui incarne le Verbe. Une des divinités les plus populaires du Tibet.

Tashi Delek : formule auspicieuse courante pour dire bonjour, au revoir, bonne chance, etc.

TGIE : Tibetan government-in-exile. Gouvernement Tibétain en Exil.

Thangka (ou tanka)

Theravada (S) : « l'opinion des anciens », le bouddhisme originel.

Thukpa : soupe avec des nouilles et un peu de viande.

Tibet : Le gouvernement Tibétain en Exil se réfère au Tibet historique comprenant tout le plateau tibétain et englobant le Qinghai. Mais le mot peut aussi être employé pour désigner uniquement la Région Autonome du Tibet (TAR). Le mot « Tibet » est utilisé dans la plupart des langues européennes et est dérivé du mot arabe « Tubbat » qui a aussi donné le mot Tufan en chinois.

Tibétain : le tibétain appartient au groupe des langues tibéto-birmanes. Contrairement à plusieurs langues de la région, ce n'est pas une langue indo-européenne. Son écriture est une variante de l'écriture sanscrit, le devanagari.

Tsampa : farine d'orge grillée et broyée. La tsampa est la base de l'alimentation tibétaine traditionnelle.

Tsongdu : Assemblée Nationale Tibétaine, établie en 1860, non élue et composée principalement de nobles, de représentants des plus grands monastères et de hauts fonctionnaires. Les décisions étaient prises par consensus.

Tsongkhapa : fondateur de l'école des Gelukpa (seconde moitié du XIVe siècle). On le représente vêtu de la robe et de la coiffe jaune des Gelukpa et avec les mêmes attributs que le bodhisattva Manjushri.

Tufan : Nom chinois du Tibet utilisé durant la dynastie des Tang (618-907). La deuxième syllabe de Tufan étaient traditionnellement prononcée « bo », qui signifie « guerrier ».

Tulkou (T) Nirmanakaya (S) : corps d'Emanation du Bouddha sous forme humaine. Avec le Sambhogakaya, le Corps de Béatitude, il constitue les deux Corps formels ou manifestés par opposition au Dharmakaya, le Corps de Vacuité sans forme. Au Tibet, ce terme s'applique également aux lamas réincarnés. Une traduction plus ancienne et moins précise était « Bouddha Vivant ». Le Dalai Lama et le Panchen Lamas sont les tulkous les plus connus du Tibet

Vajra (S) Dorjé (T) : arme de jet assimilée à l'éclair. Dans les cultes lamaïstes, il symbolise le diamant, ce qui reste quand les apparences ont disparu.

Vajrapani (S) Chanag Dorjé : « Porteur du vajra ». L'un des trois principaux bodhisattvas du lamaïsme, souvent représenté sous une forme terrifiante.

Vajrasattva : un des aspects de l'Adi-Bouddha considéré comme le fils spirituel d'Akshobya qui figure en effigie dans sa coiffure.

Vajrayana : courant du bouddhisme tibétain, fondé sur le tantrisme, dont le nom signifie « Véhicule de diamant ».
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# Posted on Tuesday, 27 January 2009 at 4:28 PM